Tout ce qu’il faut savoir sur l’acné de l’adulte

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Santé

Tout ce qu’il faut savoir sur l’acné de l’adulte

Cette maladie à part entière ne se limite pas à la période de l’adolescence. Des comédons peuvent persister ou réapparaître au-delà de 25 ans. Une consultation médicale s’impose.

 

L’acné apparaît lorsque les glandes sébacées sécrètent trop de sébum, ce film lipidique qui protège la peau. Produit en excès, il bouche les pores et provoque des éruptions cutanées. Bien connue des adolescents, l’acné – qui peut se traduire par des poussées inflammatoires – concerne aussi les adultes. C’est une pathologie à part entière qui peut induire une grande souffrance, surtout quand les lésions laissent de vilaines cicatrices sur le visage. Les acnés mineures s’étendent sur un quart de ce dernier, les acnés modérées sur la moitié, les sévères sur l’ensemble. « Les femmes sont plus souvent concernées que les hommes, même si ces derniers ne sont pas épargnés, souligne le Pr Brigitte Dréno, chef du service de dermatologie au CHU de Nantes. L’acné au féminin est localisée sur le visage, celle des hommes est souvent plus sévère et se manifeste plus fréquemment dans le dos. » Dans 80 % des cas, l’acné était déjà présente au moment de l’adolescence. Dans les 20 % restants, la maladie apparaît donc seulement à l’âge adulte.

Une forte composante génétique

Quant aux causes, elles sont très nombreuses. Quelque 60 % des personnes concernées ont des parents qui souffraient déjà d’acné. Il existe donc une forte composante génétique. « Le stress est aussi en cause, surtout chez les femmes, précise le Pr Dréno. Les erreurs de cosmétique également, comme le recours répété aux gommages, l’utilisation de maquillage inadapté, ou d’un savon avec un PH trop élevé. » Les facteurs hormonaux peuvent aussi expliquer l’apparition d’une acné, notamment chez les personnes qui n’en avaient pas quand elles étaient adolescentes : c’est le cas de femmes dont la pilule contraceptive est inadaptée ou qui souffrent d’une hyperandrogénie périphérique (une hyperactivité des récepteurs androgéniques au niveau des glandes sébacées). L’acné s’accompagne alors assez souvent d’une hyperpilosité minime à modérée. Enfin, l’acné figure parmi les effets secondaires de certains médicaments : vitamine D, lithium, corticoïdes et anticonvulsivants.

“Les femmes sont plus souvent concernées que les hommes.”

Qu’elle soit modérée ou sévère, il faut consulter un dermatologue qui cherchera l’origine de la maladie et adaptera ses conseils et ses prescriptions en conséquence. « Il convient de supprimer les gommages, d’utiliser des crèmes de jour testées sur le plan dermatologique, d’éviter les poudres surtout si les comédons apparaissent sur les pommettes, indique le Pr Brigitte Dréno. Attention également de ne pas utiliser des huiles essentielles qui peuvent provoquer de véritables poussées inflammatoires. » Il vaut mieux utiliser un gel nettoyant, plutôt qu’un lait, ou bien rincer le visage après l’application de ce dernier. Enfin, il faut choisir un savon dont le PH n’excède pas 5, qui correspond à celui de la peau. Le professionnel de santé dispose d’une large gamme de médicaments, prescrits en fonction de la sévérité de la maladie : antibiotiques locaux à faible dose et sous certaines conditions, péroxydes de benzoyle, rétinoïdes – sauf pour les femmes enceintes (pour les traitements locaux) ou bien encore cyclines, sels de zinc, contraceptifs anti-androgéniques, contraceptifs de 3e ou 4e  génération (pour les traitements systémiques, par voie orale).

Chiffres clés

 

80 % des adolescents sont touchés par l’acné.

20 à 40 % des adultes en souffrent.

40 % des femmes seraient concernées, et 10 % des hommes.

 

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