Respirer au fil de l’eau après la crise sanitaire

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Respirer au fil de l’eau après la crise sanitaire

Marie-Pierre Many, 54 ans, est infirmière anesthésiste à l’hôpital de Saint-Julien-en-Genevois. Du 27 juin au 4 juillet, elle a pu profiter d’une semaine de navigation sur le canal du Midi, entourée de ses proches. Un séjour mis en place par Locaboat, partenaire des offres du C.G.O.S pour récompenser les soignants après la crise sanitaire du Covid-19.Respirer au fil de l’eau après la crise sanitaire

 

Pour Marie-Pierre Many, cette semaine de vacances sur une péniche représente un soulagement. Infirmière anesthésiste de profession, la soi­­gnante a été réquisitionnée lors de la crise sanitaire liée au Covid-19. « C’était une période très compliquée psychologiquement. Après avoir vu l’état de santé de nombreux patients se dégrader, ces quelques jours au fil de l’eau étaient vraiment les bienvenus. » Si de nombreuses interventions ont dû être repoussées au bloc opératoire, Marie-Pierre Many est restée à l’écoute des autres services où l’aide restait parfois nécessaire. « Il m’arrivait d’être appelée en renfort en cas d’échec d’une perfusion ou d’une injection par exemple », précise l’infirmière anesthésiste.

 

Au Centre hospitalier Annecy Genevois, là où exerce Marie-Pierre, les congés avaient été posés avant la crise, avant de savoir que les vacances seraient limitées par la fermeture des frontières. « La Haute-Savoie est un beau coin, il y a plein de choses à voir et nous nous étions d’abord dit, avec mon mari, que nous resterions dans la région. » Finalement, c’est avec surprise que la soignante découvre les offres du C.G.O.S. Le couple avait toujours rêvé d’un moment d’évasion en bateau, et le partenariat mis en place avec Locaboat ne pouvait pas mieux tomber.

 

D’Argens-Minervois (Aude) à Carcassonne, Marie-Pierre, accompagnée de son mari, sa sœur et son beau-frère, a pu longer le canal du Midi pendant une semaine afin de faire une pause après cette période sous tension. « Ça permet réellement de couper », se réjouit-elle. Autre avantage, l’activité fluviale, souvent pratiquée par les touristes étrangers, a finalement laissé de nombreuses places vides. « Seulement 10 % des bateaux étaient utilisés par rapport aux dernières saisons estivales », souligne Marie-Pierre Many. Un avantage non négligeable selon la soignante, pour qui cet espace restait préférable après une période en flux tendu. « On s’est sûrement sentis plus en sécurité que dans un endroit à forte affluence », ajoute cette dernière.

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